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Articles

"L'immobilier a un goût d'économie d'ancien régime"

Ce soir je me sens aussi lyrique : j'ai parfois l'impression que le monde se ligue tout entier contre notre amour. La recherche d'appartement pour deux s'apparente à des moulins à vent alors que je lutte contre des géants pour ma Dulcinée... ***** "- Votre compagne est ...* ? - Oui.  - Je crois que cela ne va pas le faire." Elle raccroche. ***** "C'est plutôt un appartement pour étudiants [35m2]. Je ne vous empêche pas de le visiter, mais j'ai remarqué que c'étaient plutôt des étudiants qui le prenaient. Bon l'immeuble est propet , mais à votre âge, on en demande plus...." ***** "Vous ne croyez pas qu'à votre âge un plus grand espace est nécessaire ? [45m2]" *****  Un appartement dont le propriétaire ne se déplace pas pour faire la visite (nous sommes deux à attendre) et ne répond plus au téléphone. Déjà loué sans doute. Un autre appartement pour lequel la propriétaire doit demande...

Cela fait sens...

Ce qui frappe aujourd'hui c'est la réflexion apportée par l'article de Senbei (blogue) : L’individu n’existe pas parce q’u il n’a pas de place légitime . Il n’y a que la collectivité/communauté, et l’égoïsme. Les deux se juxtaposent, nécessairement, parce qu’humainement.  On ne sort de l’un que pour tomber dans l’autre. Source (allez y faire un tour) : article de Senbei .

Le choix du roi, mais pas le mien...

La fenêtre de l 'appartement du dessus s'ouvre tout d 'un coup et un jeune à l'aspect hargneux se met à beugler : -  "qu' est c'tu fou ici !   - Pardon ? -Qu'est c ' tu fou ici, j'te dis ! - Je viens pour la visite d 'appartement. - Ah dac !" et le bouledogue referme sa fenêtre.  ***** Parmi les nombreuses précarités de la vie parisienne (et quand je dis Paris, je pense à l'île-de-France, que je pratique. Que les autres régions me pardonnent, je ne les connais points), se trouve en première place le logement et les crèches, sans aucun doute. Ces dernières, ne font pas partie de mes préoccupations, pour toutes les raisons que vous avez pu lire auparavant - dans les lignes ou entre deux, c'est selon -. Le manque de logements abordables ou à un prix juste en location, avec des critères d'accession corrects, métamorphosent finalement la recherche de logement en un chemin de croix.  On visite, on visite....

Le jour du repos du foie

Hier, avant d'aller retrouver des amis au nouveau Ramenya de Paris, dont tout le monde parle, je fais un crochet à l'épicerie japonaise pour quelques achats. Et notamment un saké (petite bouteille), pour des amis qui veulent découvrir cette boisson (*), et que je porte sous le bras... Au même moment, une jeune femme de l'épicerie propose une séance de dégustation d'un saké (sans doute bien supérieur). Voyant ma petite bouteille sous le bras, d'un signe de connivence, elle me fait : " Vous voulez goûter ? " Un signe vers mon ventre - je ne suis pas en forme ces derniers jours (sans avoir de vie dissolue), en raison d'un reste de rhume ou allergie, d'un concours que je viens de passer, etc... - puis pour refuser. " Allons, juste pour goûter ? " " Kyûkanbi desu " J'ai essayé l'expression japonaise "le jour du repos du foie" pour me sortir de ce pétrin. Elle se met à rire, surprise, a...

Un ex voto dans l'assiette

Je notais tout au long de ces mois ces idées qui me traversaient quand j'avais la chance d'avoir un ordinateur sous la main. J'essayais sans doute de rattraper un ancien moi qui s'enfuyait. En reprenant ces fils, j'en détricotais certains, assez incohérents pour tomber sur les notes reportées d'un carnet noirci pendant sa venue. A présent elle redevient un souvenir évanescent, un passé irréel. Je retrouvais quelques jours plus tard, dans le sac contenant quelques livres que C m'avait donné pour faire de la place, un étui à mouchoirs. C'est dire que lorsqu'il m'avait invité  je n'avais pu retenir quelques larmes lorsque sa compagne japonaise s'était mise à préparer un tonkatsu. Le tonkatsu dont la similitude sonore avec "katsu" gagner représente un peu un ex-voto que l'on va ensuite manger. Cela rappelait tellement de souvenirs lorsque j'étais marié et essayais de réussir un concours... ***** Sa venue pour clo...

Les mots du psy II

  J 'apercevais parfois le père se déstresser en jouant de façon obsessionnelle au solitaire sur le PC. Tu ne vas pas te coucher ? Vas-y toi. Alors que je m'apprêtais à parler de la mère et de son extravagance, de ses observations au téléphone sur elle, lorsque nous étions deux, "elle ne parle pas français", "elle ne fait pas d'efforts"... Le thérapeute m'interrompit. Parlez moi de votre père. De mon père, je n'avais pas grand chose à dire. Né en 45, parfait représentant de la génération de l'après-guerre : sérieux, travailleur, peu ou pas de hobbies... Je me souviens bien d'une fois où nous avions joué ensemble. Nous étions à la plage. J'étais petit. Sur l'insistance de la mère, nous fabriquerions un château de sable. Il faisait beau. Avec ce père souvent dans la lune et bien silencieux, qui n'aimait rien tant que le bateau et le bricolage, la communication passait par la mère... Je me suis demandé de tem...

les mots du psy I

Pourquoi n'essayeriez vous pas les sites de rencontre ? me dit le psychiatre.  Il lui arrivait toujours de m'étonner avec ses mots en se trouvait là où je ne l'attendais pas. Il essayait de répondre à un fort sentiment de solitude et d'inutilité que je projetais. Cette solitude subie ne se vivait pas aussi bien.  Il s'agissait d'une collègue très proche. Une amie. "Dis moi. Tu commences à déconner vraiment. Il faut que tu consultes quelqu'un." Il y avait dans cette réflexion, dite sur le ton de la banalité, une résonance. Un pas que je n'aurais sans doute pu franchir s'il n'y avait pas eu ces mots. La chose s'était longtemps résumée pour moi à un cours de philosophie en terminale, ponctué par la lecture de 5 leçons sur la psychanalyse de Freud, et l'idée que la connaissance de soi ne pouvait aider. Mais au niveau où j'en étais à ne plus pouvoir faire face à quoique ce soit... Trouver un psychiatre. Un méde...