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De l'expressivité

Il y avait dans l'air une délicate attention de sa part. J'étais assis sur la table basse d'origine japonaise à réviser pour un futur examen professionnel quant tout à coup elle me servit un thé vert.

La "timidité japonaise" me semble un leurre, comme tous ces raccourcis culturels que nous utilisons même sans s'en apercevoir, pour désigner une expressivité différente dans laquelle il est difficile de décoder l'individualité.

Une mise en perspective dans la société japonaise serait nécessaire. Elle fait défaut ici. En partie. Mais au delà de tout cela, il existe une réelle pudeur de sa part.

L'autre jour, partant faire un prélèvement à l'hôpital, elle me retient un instant pour demander à ce que je l'appelle une fois fini. Une inquiétude.

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Je découvrais récemment un néologisme japonais moderne "KY" (kûki yomenai - [une personne qui] "ne peut lire l'atmosphère") notamment mentionnée dans le défunt site "intimigration" [1] .

Une personne sociable ne serait donc pas KY : elle fera l'effort constant de mettre en accord son propos avec l'atmosphère du lieu. Cette sociabilité a un coût en forme de stress assez tenace dans la peur de briser l'ambiance.

Dans un reportage un jeune homme avouait ne pas chercher à lire l'atmosphère d'un groupe. Il y trouvait plus de liberté et une véritable mise en accord entre ses sentiments et ceux de ses compagnons.

êto, de Paris

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Sur internet au sujet du KY: le blog de Hisashi Fukui.


[1] un rappel que nos blogs sont mortels, même celui-ci- (les lecteurs pourront cependant regarder certaines traces de ce blog sur le site archive.org ICI)

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