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La FIV I

"Mais bon, vous allez passer par un hôpital n'est-ce pas ?"

Avec les progrès de la médecine, il existe un certain nombre de techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP) qui permettent d'aider les couples en peine de fertilité. A ce moment je n'avais pas eu conscience que seule l'existence de ces techniques avaient été popularisées et non pas leur processus dans le détail, comme-ci nous allions passer chez un concessionnaire puis presser un bouton avant de rentrer...

Il avait fallu quelques années de travail sur soi pour pouvoir le dire : Auparavant, quand au détour d'une conversation au bureau, l'on me posait la question "alors c'est pour quand le bébé ?", "vous n'en voulez pas toi et ta femme?"..., je répondais, un coup au cœur, que l'on attendait le moment propice. Depuis, la parole libère : "nous avons des difficultés à en avoir". L'interlocuteur est gêné, peiné pour nous mais n'est plus aussi intéressé par le détail de l'affaire et notre vie privée familiale qu'autrefois.

*****

La technique d'AMP reste un processus médical avec ses risques et un pourcentage moyen autour de 15~20% selon les procédés employés. Elle varie aussi selon l'age et la santé (tabagisme, alcool) de la femme.

Après des examens qui ont traîné en longueur, il nous a été conseillé une fécondation in vitro. Le but est de contrôler le cycle en développant artificiellement la production d'ovules afin de permettre une ponction de ces ovules et la conception d'un embryon en laboratoire avec une réimplantation.

Il existe plusieurs protocoles, mais celui qui nous a été proposé est basé sur du décapeptyl et puregon.

Il commence avec une piqure (assez douloureuse) chaque soir de décapeptyl pendant 10 jours à partir du premier jour des règles. A partir du 10e jour, il faudra procéder en plus à une piqure de puregon pendant 6 jours.

Le protocole pourra être prolongé tant que les taux d'hormones (basés sur des prises de sang) et la taille des ovules (par l'observation en échographie) ne seront pas suffisant. Ces mesures se feront à l'hôpital - il faudra donc y revenir régulièrement à partir du 10e, puis du 16e et tous les deux jours ensuite en moyenne.

La visite journalière d'un cabinet infirmier est une contrainte assez importante, ce qui incite de nombreuses femmes à opter pour l'auto-injection. Bien que facilitée par des patchs anesthésiques (emla patch), cette auto-injection n'est pas simple et demande du courage.

Une fois que les ovules ont acquis une taille suffisante, la ponction est envisagée. Une piqure est faite le soir avant le jour de la ponction des ovocytes, laquelle se fait sous anesthésie locale en général. En début d'après midi il est possible de partir. Deux à trois jours plus tard se déroule le transfert. Commence alors l'attente...

Eeto, de Paris

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