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La peau d'ourse entre les lignes

L'anecdote de La peau d'Ourse a suscité des émotions importantes, des choses que l'on ne peut glisser en commentaire dans un article qui positive, notamment à l'époque des fêtes.

Cette anecdote m'a rappelé une époque où les fins de mois étaient impossibles :

Le dernier week end avant la fin du mois nous avions décidé de faire un steack haché fait maison - il nous restait de la viande congelée -.

Accident : un pot en verre tombe dans le saladier contenant le mélange. Va vite au supermarché, n'achète que de la viande puisqu'il nous faut économiser. Je n'avais que 2 euros et quelques en poche (+ plus une limite de compte atteinte*). Je regarde les packs - + 3 euros.

Je me tourne finalement au rayon boucher pour demander un peu de viande hachée - il m'en hache trop. Je n'ai pas su lui dire stop à temps. J'en demande moins. Il m'engueule comme quoi la viande il faut la respecter et le trop plein qu'allait-il en faire. Un certain sentiment de gêne et une envie de se "venger" la fois suivante en consommant.

Pas facile.

* Je gardais tout pour moi et surtout nos problèmes financiers. Je disais uniquement qu'il fallait économiser - une erreur sans doute.

Commentaires

  1. Je suis touchée que mon anecdote t'ait touchée.
    On se sent très seul(e) dans ces moments-là. L'espace de quelques heures, j'ai touché du doigt ce que pouvait être le quotidien de ceux qui ne mangent pas à leur faim et sont obligés de compter chaque centime dépensé (et pour qui toute erreur est fatale), et je me suis sentie des leurs. En tout cas, je le serais si je n'étais pas aussi bien entourée et protégée.

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  2. Merci pour ce commentaire.

    Je crois que l'entourage, sa proximité peut faire beaucoup dans ces moments là : il peut comprendre, aider, partager des doutes etc...

    C'est important.

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