Accéder au contenu principal

Faut-il toujours un titre ?



Il s'agissait d'une "dosokai" (réunion avec d'anciens amis du lycée) en quelque sorte, un moyen d'expliquer la recherche de quelques sakés à cette épicerie haut de gamme à Paris pour remercier ces amis qui m'avaient récupéré de l'aéroport pour ne pas me laisser seul à ce moment là. Quelques jours plus tard je leurs rendais la pareille.

En un sens c'était ce que m'avait conseillé le thérapeute : prendre toutes les occasions pour rencontrer des gens et "remplir sa vie sociale", il y aurait toujours l'occasion de retrouver "un rythme naturel" après.

Les gens de l'établissement se souvenaient bien de moi :"tsuma to yoku kimasu ne" (vous venez souvent avec votre femme), bijin desuyone (c'est une belle femme), kanojo wo daiji ni shitekudsai (prenez soin d'elle)... Comment leur dire qu'elle avait décidé de prendre le premier avion direct à prix raisonnable pour octobre...

L'inconvénient de la vie en bulle "franco-japonaise" est que Paris ressemble à un petit village parfois...

*****

Elle me rappellera pour me demander de lui virer l'argent convenu par paypal vers 3 heures du matin... Et de lui passer notre chat... Comme si brandir un téléphone portable était une notion que celui-ci comprendrait. Il fuira sous le lit un peu inquiet de cette attention soudaine. Je me ferais engueuler ensuite. Mais je comprends son désarroi et le besoin du chat, lequel reste plus attaché à elle.

Nous n'avions pas fait l'un des vaccins, non nécessaire pour les chats d'appartement, mais important pour les autorisations de voyage. La pauvre petite bête, bientôt une nouvelle visite au véto ?

*****

Le mien de désarroi vient du quotidien, des taches à accomplir et du frigidaire vide à l'exception de miso, kochijan, furikake... Que se préparer à manger. Je ressors mon vieux livre de Françoise Bernard mais l'envie de cours de cuisine japonaise, de miso le matin, du bruit du staccato de la ciboule coupée sur la planche de bois revient comme un leitmotiv. De quoi nous enrichissons nous dans nos échanges sera une question à se poser.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Et tant que mes pieds n'arrêteront pas de marcher

L'année 2012 aura effectivement été pour moi la fin d'un monde et l'expérience de choses terribles ou parfois positives. L'année 2013 commence sans but, dans l'absurdité, et je ne sais pas où me mèneront mes pieds. ***** Il est surprenant que ce soit K qui m'ait amené dans cette association caritative qui agit pendant la période des fêtes. Il y avait sans doute cette envie d'agir pour quelque chose qui traversait les époques de ma vie sans se matérialiser. Jusqu'à ce jour. Une étrange occasion. Un dimanche 23 à transporter du matériel, de la nourriture et des boissons pour la soirée. Un 24 après midi à installer la scène dans un endroit peu ordinaire. En fait, agir directement pour les autres est une bonne chose qui chatouille le corps et l'esprit... Et tant que nos pieds n'arrêterons pas de marcher... Se sentir utile à quelque chose. Donner de son temps permet de recevoir beaucoup : de l'énergie, un sentiment d...

Août se cherche un peu

Ainsi s'achève...  FIN Ces lettres ont cette saveur de l'éphémère joie d'un accomplissement de fin d'été.   夏の果 marque pour moi cette apogée imaginaire du basculement dans un autre univers.  L'été à Paris, lui, est à apprivoiser, tant ses pics de chaleurs sont de plus en plus redoutés dans des logements mal adaptés... Dormir à plus de 30 degrés cela épuise.  La chance fut sans doute la venue de quelques vagues de fraicheurs brisant la monotonie calorifère . Cet été parisien offre  pourtant des opportunités et promesses de  motivations pour des activités souvent inabouties le reste de l'année : ici une lecture de roman, là un développement photos... Et puis, profitant de l'absence d'activités extra-professionnelles pendant deux mois, j'ai décidé de me remettre à écrire des nouvelles. L'envie était revenue il y a quelques mois, à l'occasion d'un voyage au Japon, avec une interrogation : où écrire à Tokyo ?  L'autre jour K me conseillait...

La FIV I

"Mais bon, vous allez passer par un hôpital n'est-ce pas ?" Avec les progrès de la médecine, il existe un certain nombre de techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP) qui permettent d'aider les couples en peine de fertilité. A ce moment je n'avais pas eu conscience que seule l'existence de ces techniques avaient été popularisées et non pas leur processus dans le détail, comme-ci nous allions passer chez un concessionnaire puis presser un bouton avant de rentrer... Il avait fallu quelques années de travail sur soi pour pouvoir le dire : Auparavant, quand au détour d'une conversation au bureau, l'on me posait la question "alors c'est pour quand le bébé ?", "vous n'en voulez pas toi et ta femme?"..., je répondais, un coup au cœur, que l'on attendait le moment propice. Depuis, la parole libère : "nous avons des difficultés à en avoir". L'interlocuteur est gêné, peiné pour nous mais n'est...