Accéder au contenu principal

Pokemons et nonchalence du quotidien





Le phénomène de l'application pokemon s'en est allé depuis longtemps mais la découverte d'une série de vêtements au couleurs de la série dans un magasin m'a rappelé la folie qui existait l'été dernier.

Le travail était alors parsemé de scènes un peu ubuesques qui enchantaient le quotidien :

B à sa collaboratrice M, laquelle tend son téléphone portable au delà de la fenêtre ouverte de son bureau :
" - Mais qu'est ce que tu fais ?
- J'essaie d’attraper l'arène*.
- La reine ? Quelle reine ?"

M surgissant dans mon bureau alors que je travaille sur un rapport :
" - Ne fais pas attention à moi, je cherche des pokemons."

L, un ami, dans un open space, voyant un collègue lever son portable à bout de bras :
" - Tu cherches le réseau ?
- Non. Un pokemon."

* lieu virtuel de combat de pokemons, semble-t-il. Il devait en exister un devant notre immeuble de bureau.


La folie, ou du moins, la nonchalance du quotidien, est sans doute ce qui me manque le plus. Le regard de certaines anciennes photos semble irréel et - oui - il y eu une période d'insouciance relative où les lendemains n'étaient pas à craindre.

Mais c'est que la vie à crédit est quelque chose d'antinomique avec la nonchalance de l'âge : d'un côté vouloir avancer le plus rapidement possible, et de l'autre côté souhaiter prendre son temps.

Enfin depuis peu un frémissement se passe et la fin d'année a été l'occasion de pouvoir effectuer quelques remboursements anticipés, posant les jalons d'un retour à la prise en main de sa propre vie, et d'un moyen de tourner la page.

Le sentiment est étrange et reste à apprivoiser.



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Août se cherche un peu

Ainsi s'achève...  FIN Ces lettres ont cette saveur de l'éphémère joie d'un accomplissement de fin d'été.   夏の果 marque pour moi cette apogée imaginaire du basculement dans un autre univers.  L'été à Paris, lui, est à apprivoiser, tant ses pics de chaleurs sont de plus en plus redoutés dans des logements mal adaptés... Dormir à plus de 30 degrés cela épuise.  La chance fut sans doute la venue de quelques vagues de fraicheurs brisant la monotonie calorifère . Cet été parisien offre  pourtant des opportunités et promesses de  motivations pour des activités souvent inabouties le reste de l'année : ici une lecture de roman, là un développement photos... Et puis, profitant de l'absence d'activités extra-professionnelles pendant deux mois, j'ai décidé de me remettre à écrire des nouvelles. L'envie était revenue il y a quelques mois, à l'occasion d'un voyage au Japon, avec une interrogation : où écrire à Tokyo ?  L'autre jour K me conseillait...

Et tant que mes pieds n'arrêteront pas de marcher

L'année 2012 aura effectivement été pour moi la fin d'un monde et l'expérience de choses terribles ou parfois positives. L'année 2013 commence sans but, dans l'absurdité, et je ne sais pas où me mèneront mes pieds. ***** Il est surprenant que ce soit K qui m'ait amené dans cette association caritative qui agit pendant la période des fêtes. Il y avait sans doute cette envie d'agir pour quelque chose qui traversait les époques de ma vie sans se matérialiser. Jusqu'à ce jour. Une étrange occasion. Un dimanche 23 à transporter du matériel, de la nourriture et des boissons pour la soirée. Un 24 après midi à installer la scène dans un endroit peu ordinaire. En fait, agir directement pour les autres est une bonne chose qui chatouille le corps et l'esprit... Et tant que nos pieds n'arrêterons pas de marcher... Se sentir utile à quelque chose. Donner de son temps permet de recevoir beaucoup : de l'énergie, un sentiment d...

La FIV I

"Mais bon, vous allez passer par un hôpital n'est-ce pas ?" Avec les progrès de la médecine, il existe un certain nombre de techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP) qui permettent d'aider les couples en peine de fertilité. A ce moment je n'avais pas eu conscience que seule l'existence de ces techniques avaient été popularisées et non pas leur processus dans le détail, comme-ci nous allions passer chez un concessionnaire puis presser un bouton avant de rentrer... Il avait fallu quelques années de travail sur soi pour pouvoir le dire : Auparavant, quand au détour d'une conversation au bureau, l'on me posait la question "alors c'est pour quand le bébé ?", "vous n'en voulez pas toi et ta femme?"..., je répondais, un coup au cœur, que l'on attendait le moment propice. Depuis, la parole libère : "nous avons des difficultés à en avoir". L'interlocuteur est gêné, peiné pour nous mais n'est...