Accéder au contenu principal

Takamatsu, udon no kuni kara


J'ai laissé échapper quelques bribes, accaparé par le quotidien de remises en questions de nos univers, lieux de résidences respectifs et couple. Déjà une année passée et pourtant ces points restent en suspension...

Le voyage fut principalement l'occasion de reconnaître que l'on se perd encore plus dans ses obsessions, à y revenir encore. Mais je n'ai pas l'impression, avec toute la lucidité dont je dispose, d'avoir le choix de changer de route. Un retour pour l'année prochaine ?

En attendant 2019 pour tenter de solder quelques comptes avec mes souvenirs, l'Atlas historique de Kyoto me procure une joie certaine, où les cartes provoquent mes envies de territoires. Je n'ose plus trop revenir à Junkudo en ce moment pour compulser encore et encore l'exemplaire de démonstration...





Septembre 2017 : Takamatsu, udon no kuni kara


Après l'émotion du retour et les présentations, puis la question d'usage sur mon agilité dans la langue du lieu, nous montons en hauteur pour aller manger les udons, lesquels constituent une part important du bréviaire de présentation de la cuisine régionale de Shikoku aux invités de passages, avec quelques enseignes réputées excentrées et occupant d'anciennes maisons de bois.



Le bruit de cette unique photo vient du grain associé au scan du négatif d'un argentique. Ce sera son dernier voyage avant quelques chocs reçus lors d'une bousculade. J'hésite toujours à venir en voyage avec mon appareil des années 50.




Nous n'échappons pas à la fragilité sous entendue par les questions sur la vie à l'étranger. Resteras-tu longtemps? Que vas tu faire ? Pour ta retraite ?

La mère tente de se projeter l'avenir de sa fille, la longueur de son séjour en France l'attriste et les risques d'attentats terroristes l'inquiètent. À chacun ses dangers sans doute.

De son côté, K, qui veut poursuivre ses objectifs dans ce pays d'adoption ne peut s'empêcher de penser à l'état de santé de sa mère. La question de l'éternel retour est toujours en suspend, le conjoint étant une variable supplémentaire.





Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Et tant que mes pieds n'arrêteront pas de marcher

L'année 2012 aura effectivement été pour moi la fin d'un monde et l'expérience de choses terribles ou parfois positives. L'année 2013 commence sans but, dans l'absurdité, et je ne sais pas où me mèneront mes pieds. ***** Il est surprenant que ce soit K qui m'ait amené dans cette association caritative qui agit pendant la période des fêtes. Il y avait sans doute cette envie d'agir pour quelque chose qui traversait les époques de ma vie sans se matérialiser. Jusqu'à ce jour. Une étrange occasion. Un dimanche 23 à transporter du matériel, de la nourriture et des boissons pour la soirée. Un 24 après midi à installer la scène dans un endroit peu ordinaire. En fait, agir directement pour les autres est une bonne chose qui chatouille le corps et l'esprit... Et tant que nos pieds n'arrêterons pas de marcher... Se sentir utile à quelque chose. Donner de son temps permet de recevoir beaucoup : de l'énergie, un sentiment d...

Août se cherche un peu

Ainsi s'achève...  FIN Ces lettres ont cette saveur de l'éphémère joie d'un accomplissement de fin d'été.   夏の果 marque pour moi cette apogée imaginaire du basculement dans un autre univers.  L'été à Paris, lui, est à apprivoiser, tant ses pics de chaleurs sont de plus en plus redoutés dans des logements mal adaptés... Dormir à plus de 30 degrés cela épuise.  La chance fut sans doute la venue de quelques vagues de fraicheurs brisant la monotonie calorifère . Cet été parisien offre  pourtant des opportunités et promesses de  motivations pour des activités souvent inabouties le reste de l'année : ici une lecture de roman, là un développement photos... Et puis, profitant de l'absence d'activités extra-professionnelles pendant deux mois, j'ai décidé de me remettre à écrire des nouvelles. L'envie était revenue il y a quelques mois, à l'occasion d'un voyage au Japon, avec une interrogation : où écrire à Tokyo ?  L'autre jour K me conseillait...

La FIV I

"Mais bon, vous allez passer par un hôpital n'est-ce pas ?" Avec les progrès de la médecine, il existe un certain nombre de techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP) qui permettent d'aider les couples en peine de fertilité. A ce moment je n'avais pas eu conscience que seule l'existence de ces techniques avaient été popularisées et non pas leur processus dans le détail, comme-ci nous allions passer chez un concessionnaire puis presser un bouton avant de rentrer... Il avait fallu quelques années de travail sur soi pour pouvoir le dire : Auparavant, quand au détour d'une conversation au bureau, l'on me posait la question "alors c'est pour quand le bébé ?", "vous n'en voulez pas toi et ta femme?"..., je répondais, un coup au cœur, que l'on attendait le moment propice. Depuis, la parole libère : "nous avons des difficultés à en avoir". L'interlocuteur est gêné, peiné pour nous mais n'est...