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Lecture caniculaire

"Quand la route fut dégagée, la voiture redémarra et je laissai derrière moi Boone, mon printemps et mes saumons. J'étais venu ici pour avoir une histoire à raconter, mais il se passa un certain temps avant que je ne trouve quelque chose à dire." - PETE FROMM
 
Le bleu ondulé du ciel me frappe à la sortie du métro de la quatorze, le public étonnant de la chaine de la grenouille, enfouit ses frites au clacos, tacos et pintes à bière, la sueur coulant sur les visages. Rouges écrevisses, les femmes ne sont plus belles. Il est 15h30. Je soliloque souvent dans mon paysage mental, les trouvant courageux, avant de reprendre mon livre sur l'hiver, pour quelques pages encore, marchant dans la rue. Mieux vaut risquer sa vie distraitement à tourner des pages d'un livre qu'en passant son pouce sur un écran.



Pete Fromm, dans un roman autobiographique sur son hiver à Indian Creek, me parle : Il ne s'agit sans doute pas de l'un des écrivains de l'école du Montana, mais le lieu est là. Sur un coup de tête Pete Fromm, un citadin pur jus, décide de prendre un petit job de plusieurs mois pour les eaux et forêts, à vivre dans une cabane pendant tout un hiver afin de s'occuper d'un bassin à saumons (notamment à en casser la glace pour éviter l'asphyxie de ces poissons). De son séjour en pleine nature américaine, il en tirera une expérience fondatrice et un roman bourré d'humour sur l'apprentissage d'un amateur.



Une lecture adéquate en plein retour du cagnard français : cette chaleur sèche et étouffante, comme ses mauvaises nuits répétées, sans climatiseurs, tandis que le mercure refuse obstinément de redescendre en dessous des 30°. 

Un nouvel épisode caniculaire est de retour.

 

Eeto

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