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Articles

L'occupation de l'espace dans un café parisien

La difficulté à penser, composer, écrire, étudier, lire ou travailler chez soi en dit beaucoup sur son rapport au foyer,  à sa vie et son espace personnel. La nécessité de trouver un lieu de vie comportant suffisamment de calme et d'intimité sans pour autant virer dans le confinement, me pousse ailleurs que dans des bibliothèques où l'on n'est jamais à l'abri d'un éclat d'écoliers, étudiants évacuant leurs stress ou événements culturels divers. C'est que toutes ces bibliothèques sont devenues des lieux de représentations de conteurs, musiciens ou autres représentants, qui rentrent parfois en conflit avec l'usager traditionnel, en occupant l'espace. Il faut alors se rabattre sur autre chose. Le café devient une stratégie. Mais lequel ? Étudier les configurations, les allées et venues, le bruit potentiel... Le bistrot s'est transformé en un lieu de placement de plus en plus précoce des nappes blanches pour les déjeuners ou dîners, ...

Takamatsu, udon no kuni kara

J'ai laissé échapper quelques bribes, accaparé par le quotidien de remises en questions de nos univers, lieux de résidences respectifs et couple. Déjà une année passée et pourtant ces points restent en suspension... Le voyage fut principalement l'occasion de reconnaître que l'on se perd encore plus dans ses obsessions, à y revenir encore. Mais je n'ai pas l'impression, avec toute la lucidité dont je dispose, d'avoir le choix de changer de route. Un retour pour l'année prochaine ? En attendant 2019 pour tenter de solder quelques comptes avec mes souvenirs, l'Atlas historique de Kyoto me procure une joie certaine, où les cartes provoquent mes envies de territoires. Je n'ose plus trop revenir à Junkudo en ce moment pour compulser encore et encore l'exemplaire de démonstration... Septembre 2017 : Takamatsu, udon no kuni kara Après l'émotion du retour et les présentations, puis la question d'usage sur mon agilité dans la l...

D'où vient parfois la lumière

Invité de façon impromptue, j'expérimente un pic-nic en soirée au Parc Mont-souris .  Etait-ce l'année dernière, où en raison de la chaleur, la Maire de Paris avait décidé de l'ouverture de certains des grands parcs l'été, 24h/24 ?  Ainsi de nouveaux usages se créent et les pique-niqueurs nocturnes ou sportifs de soirée investissent ces quelques îlots. Mais ces changements ne se font jamais sans la réprobation et les recours de quelques uns, dont les riverains des appartements cossus des environs. Le temps est gris et nous échappons aux gouttes d'un nuage récalcitrant en passant la bâche sous un arbre. L'ivresse et les rires ruissellent tandis qu'avec le passage des heures, l'obscurité noie les visages, jusqu'à ... Note pour une prochaine fois : bien vérifier la présence d'un téléphone bien chargé avec lampe torche et d'une Affligen encore pleine. Eeto

Kodawari râmen

Le soucis de vraisemblance de l'espace marchand se connecte assez facilement à l'idée de la nostalgie d'un temps vécu ou transmis des générations précédentes. Ce qui est plus surprenant, c'est la nostalgie rapportée d'une autre culture et d'un autre temps. Ce que l'on y vend ici, cela n'est pas uniquement le produit, mais une expérience immersive, bref, une connivence partagée avec le client, faite d'un paquet de références. Ce genre de démarche peut évoquer le parc Disney, à sa manière (avec les nombreuses références architecturales du parc). représentation de l'étal d'un ancien magasin de jouet et bonbons... Surtout connecté aux générations des années 50 à 70? Dans le soucis de vraisemblance, Kodawari Râmen (le "ramen exigent") se place dans cette nostalgie d'un Japon fantasmé et condensé de signes de l'ère Showa d'après guerre. Bien sûr, le lien ne se fait ici qu'au travers d'une nip...

authenticités et vraisemblance

La crainte d'une récurrence malheureuse me tiendra éloigné de Morphée pendant une semaine, avant de retourner en préfecture pour recevoir un nouveau passeport. Enfin ! Un événement qui ne serait sans doute jamais arrivé avant le fameux scannage des empreintes, système qui ne semble pas d'une fidélité absolue pour s'assurer de l'authenticité d'une identité.  Après le soulagement, un sentiment étrange et une ébauche de réflexions sur l'authenticité et la vraisemblance, lequel questionnement devient une démarche artistique pour Raphaël F .(création très réaliste d'une "fausse photo" d'identité pour une "vraie" carte d'identité). **** Cela me rappelle mon arrivée à Paris et la surprise de voir des travaux dans des cafés pour en faire de "vieux troquets" comme neufs. Notions d'authenticités et de vraisemblance : le quartier des Halles  n'en conserve que le nom, mais le père fouettard et le père tranqu...

Enfin tsui ni

ついに   Entre deux dossiers, K m'appelle affolée, à la suite de la lecture d'une nouvelle inquiétante concernant des violences sur la place Saint-Michel, au cri de la Syrie. Elle se pose tant de questions : du motif, des raisons, de la crainte de répétitions ailleurs... Sans nier la réalité des faits, la rapidité de transmission de l'information rend la société anxieuse. Tenter de remettre les choses en perspective et lui promettre de venir la chercher. Et puisse le quotidien reprendre le pas le lendemain. Reposant le téléphone, un sms m'avertit de la mise à disposition de mon passeport, trois semaines et demi après ma demande pour remplacer le précédent document égaré et périmé. Sept années se sont passées avant que l'occasion de revenir au Japon se présente à nouveau. Sept années qui m'ont traversé comme des particules entrainant au loin une partie de soi même. Ainsi, les billets sont achetés et les congés posés. Il ne manque plus q...