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Articles

Comme hier

Je me suis rendu compte il y a longtemps que ma plume ne s'épanouissait que dans la mélancolie. Et bien loin de l'orbite des famines  à vouloir conquérir le monde, n'en déplaise à Raymond. Encore aujourd'hui comme hier... Nous filions dans la nuit avec pour image rémanente cette scène de traversée capitale, et dans un ton dramatique, nous tentions d'atteindre une ligne de fuite dépourvue de couleurs, entre obscurité de black-out et l'étourdissement de néons d'enseignes à l'éclat vif, encore ouvertes. Ici gisaient, évocateurs, les souvenirs ici d'un photographe de baiser, là d'un directeur lumière de la bête, enchantant le monde que nous fréquentions. À présent nous louvoyons sur nos espace imparti, les remplissant de stratégies d'évitement. Sera-ce si bien demain et encore mieux après ?

Août se cherche un peu

Ainsi s'achève...  FIN Ces lettres ont cette saveur de l'éphémère joie d'un accomplissement de fin d'été.   夏の果 marque pour moi cette apogée imaginaire du basculement dans un autre univers.  L'été à Paris, lui, est à apprivoiser, tant ses pics de chaleurs sont de plus en plus redoutés dans des logements mal adaptés... Dormir à plus de 30 degrés cela épuise.  La chance fut sans doute la venue de quelques vagues de fraicheurs brisant la monotonie calorifère . Cet été parisien offre  pourtant des opportunités et promesses de  motivations pour des activités souvent inabouties le reste de l'année : ici une lecture de roman, là un développement photos... Et puis, profitant de l'absence d'activités extra-professionnelles pendant deux mois, j'ai décidé de me remettre à écrire des nouvelles. L'envie était revenue il y a quelques mois, à l'occasion d'un voyage au Japon, avec une interrogation : où écrire à Tokyo ?  L'autre jour K me conseillait...

Night is calling

Seule la nuit à Paris appelle et apaise

En route vers le crime

Il serait souhaitable de se faire violence et de profiter de toutes les occasions inattendues ou provoquées, pour découvrir et profiter d'un voisinage inconnu. Même sans y habiter, nous sommes, de la ville, les quartiers que nous fréquentons. Ici un côté du 10e que j'ignore, sur le chemin du théâtre... Des brasseries nouveau genre, un bibimbap Franco- coréen, et là, étonnamment, un magasin d'appareils photos japonais cerné de poubelles montées comme un blockhaus. Dieu que Paris s'enlaidit au contact de divers impératifs modernes (au choix : écologie ou sécurité). Et puis enfin , le théâtre des papys trublions, qui ne font plus de la résistance depuis longtemps, mais peuvent pousser au crime : À parler de Paris et ma relation complexe avec elle, j'en oubliais l'essentiel. Lorsque Conan Doyle et son ami Bernard Shaw montent précipitamment dans l'Orient Express à la suite de désordres civils en Turquie, cela ne peut que mal finir... Si toi aussi tu apprécies de...

Lecture caniculaire

"Quand la route fut dégagée, la voiture redémarra et je laissai derrière moi Boone, mon printemps et mes saumons. J'étais venu ici pour avoir une histoire à raconter, mais il se passa un certain temps avant que je ne trouve quelque chose à dire." - PETE FROMM   Le bleu ondulé du ciel me frappe à la sortie du métro de la quatorze, le public étonnant de la chaine de la grenouille, enfouit ses frites au clacos, tacos et pintes à bière, la sueur coulant sur les visages. Rouges écrevisses, les femmes ne sont plus belles. Il est 15h30. Je soliloque souvent dans mon paysage mental, les trouvant courageux, avant de reprendre mon livre sur l'hiver, pour quelques pages encore, marchant dans la rue. Mieux vaut risquer sa vie distraitement à tourner des pages d'un livre qu'en passant son pouce sur un écran. Pete Fromm, dans un roman autobiographique sur son hiver à Indian Creek, me parle : Il ne s'agit sans doute pas de l'un des écrivains de l'école du Montana...

Fragilités

    Un courriel arrivé ce matin de la part de madame H m'informe que l'office concernant madame M, se déroulera au Père-Lachaise ce vendredi pendant mon travail. Elle fut membre, comme tous mes ainées de ce cercle de poésie que je fréquente. Les créations et leurs auteurs, tous comme les cercles qui les rassemblent, sont des choses empruntes de fragilité. Après des jours de canicule, nous accueillons avec un soulagement certain, une nouvelle couverture nuageuse. Les températures baissent enfin la nuit. Je m'endors pour me réveiller, mon vieux chat usé, installé au creux de mon bras. Je n'ai pas dû l'entendre miauler cette nuit. A bientôt 17 ans,  elle a tendance à s'exprimer aux matines. A défaut d'autres choses, je retrouve l'envie de lire et d'écrire, de retrouver ces traces parsemées de romans et nouvelles.    

Le classicisme sur une pente glissante

Et il se reposa le 7e jour Le 8e jour, celui des lundis difficiles, Dieu décida, taquin et avec un soupçon de fiel, de créer les chirurgiens Parler de sa santé dans un blogue s'apparente formellement à la pratique d'une pente glissante en pleine montagne (les douleurs irradiantes et persistantes au fil des mois seront  à confier aux slalom de la vie). Mais permettez moi une réflexion générale : le service après-vente post-opératoire, dont la prise en compte des maux qui en découlent, reste embryonnaire, implicitement déchargée par les professionnels de l'opératoire au médecin généraliste traitant... Tandis que celui-ci continue de disparaitre. Autrefois il y en avait autour de chez mes parents une demie douzaine. Dorénavant il faudra prendre sa voiture pour aller dans la ville voisine.   Le monde change et les lieux réconfortants - où l'on repère d'un signe de connivence les habitués de la rédaction (thèse?), révision (cours?), composition ou lecture - voient passe...