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Dimanche 9 décembre à 1heure 30 du matin, je me mettais à écouter Yun Sun Nah chanter Avec le temps sans trop y croire. Je n'arrivais plus à dormir sans un cachet ou une bière. Entre les deux il faut choisir.

Ou ne rien avaler mais garder un sommeil agité.

Depuis il ne reste plus qu'une solitude et tristesse avec la certitude d'une finalité pleine de regrets.


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J'ai repris le chemin de la cuisine approximative. Au début je ne savais pas quoi préparer d'autre qu'un pot-au-feu, mais depuis je suis entré en résistance et j'insère du Daikon dans le pot-au-feu. Je relève la soupe d'un peu de shoyu, prépare une soupe miso... De temps en temps. Il faudra donc que je me mette aux tsukemonos (pickles japonais). Non par la volonté de vivre dans un passé factice, mais parce que je suis la somme de ces expériences et les plats que j'ai aimé font partie de moi désormais.


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La montée des marches numérotées de la station de la bibliothèque Mitterrand s'égrena avec une idée de fatalité; comme une intuition.

Et tout à l'heure, elle me laissa un message pour m'indiquer que juminhyo irete kara rikontodoke okuru (après s'être inscrite sur une sorte d'état-civil (?) elle m'enverra le formulaire de divorce)... Et personne à qui le dire. Dans cette pièce aux quatre murs, aux larmes qui coulent, le chat sur les genoux, je bois seul le saké offert par une amie saxophoniste de jazz... Warui to omotte, je pensais le partager en sa présence. Il faudra se rattraper si le lendemain survient


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